Campagne de charme

          Le mois d'octobre ramène dans plusieurs villes des " campagnes de charme " en vue des élections municipales du début de novembre et il est amusant de voir la comédie se répéter de scrutin en scrutin : chaque candidat y va de ses promesses mirobolantes, de ses visites dans les foyers d'accueil, de ses menaces, de ses attaques virulentes contre ses adversaires, de ses trucs publicitaires, de ses idéologies improvisées ... Bref, il faut plaire à tout le monde pour gagner des voix et occuper le pouvoir.

      Mais il est étonnant de voir que notre démocratie n'exige pas de qualifications spéciales pour diriger la chose publique alors que le marché du travail pose ses conditions de compétence de façon très nette en demandant souvent de l'expérience dans le champs d'activité postulé. Un autre tableau amusant de ces campagnes électorales est l'évaluation toujours avantageuse faite par les candidats face aux nombreux sondages effectués " auprès de 1024 personnes entre les 2 et 4 octobre derniers, avec une marge d'erreur possible de 4,8 % ".

     Face à cette gymnastique politique à laquelle tout le monde fait semblant de croire, il me revient à l'esprit une citation qui mériterait d'être méditée par tous les électeurs et tous les candidats, qu'ils soient pour la continuité ou pour le changement :
 
 


" Nous sommes si esclaves des pressions sociales
que la moitié de notre temps, de nos talents, de nos trésors
sont consacrés à  paraître, 
à prouver aux autres que nous sommes grands. 
Nous nous tracassons à faire 
ce que les gens veulent que nous fassions. 
Nous agissons selon les critères que les gens déterminent pour nous. 
Si nous pouvons nous en libérer, 
nous pourrons êtres purs, authentiques et honnêtes; 
et nous pourrons devenir ce que nous sommes: 
réellement nous-mêmes " -   Gandhi. 

    Oui mais ... car il y a un mais :
Si tu agis ainsi, les bulletins de vote vont te passer sous le nez et tu ne seras pas élu ...!