Convention collective
          Lors des rencontres de négociations établissant les conditions de travail au sein d'une entreprise, il est coutume de déposer sur la table d'épaisses "briques" contenant des demandes syndicales et des offres patronales, et c'est autour de ces documents que pendant des jours, pour ne pas compter les nuits, des experts des deux partis tentent l'escalade. L'exercice n'est pas de tout repos et souvent les divergences sont telles qu'il faut faire appel à un arbitre.

           Par ailleurs, notre vie sociale n'est pas plus facile à gérer et mises à part des lois parfois établies par la force des événements ou des contraintes politiques et souvent manipulées par des spécialistes de l'opinion publique, il n'existe pas de texte de convention collective antérieure et la jurisprudence en ce domaine change avec les airs du temps.

           Ce qui autrefois était immoral devient parfois soudainement un acte de vertu. A preuve, si tu n'achètes pas ton billet de loto, tu passes pour un gratteux (ou un non-gratteux) insensible aux besoin de l'État, alors qu'il n'y a pas si longtemps seuls les bingos d'églises étaient tolérés et il fallait aller en Irlande pour tenter sa chance au gros lot ! Jadis si tu tombais malade, tu payais pour le médecin et l'hôpital et tu mourais pauvre, alors qu'aujourd'hui tu as la chance de mourir riche en intentant un recours collectif contre ceux que tu estimes être la cause de ta maladie!

            
        Pourtant un jour un certain travailleur autonome de Nazareth a rêvé d'un monde de tolérance, d'acceptation de l'autre, voire même de pardon, de paix et d'amour. Il a proposé une convention collective universelle qui existe toujours, mais comme bien des documents importants on omet de la consulter et on la laisse sur les tablettes pour les générations futures, à condition bien sûr qu'on leur laisse savoir qu'elle existe toujours!

     Quand as-tu ouvert ta Bible la dernière fois...?