Alerte au «poisson d’avril»

 

“1er avril de l’an 0048 : branle-bas de combat à Tibériade. On s’apprête à arraisonner un chalutier qui, selon les dires de témoins autorisés, aurait outrepassé les quotas habituels de la pêche commerciale. Certains disent même que ces Galiléens seraient littéralement en train de “vider le lac”, au point que les autorités s’interrogent sur les filets utilisés. Le plus inquiétant, c’est qu’ils agissent au grand jour, poussant même la hardiesse jusqu’à consommer sur place le fruit de leur pêche. L’OPP (Organisation des Pêcheurs de Palestine) hésite à intervenir officiellement, car un certain Jésus, dont la réputation douteuse a fait les manchettes il y a quelques années, serait à l’origine de ce «coup monté».


     Ce que les autorités ne savaient pas alors, c’est que quelques années après sa mort, les chrétiens désignaient entre eux ce fameux Jésus justement par l’image d’un poisson. Dans la langue grecque, le mot poisson : Ι χ θ ύ ς (I C T U S), est l’anagramme des cinq mots par lesquels ils désignaient Jésus :

    
      Ι                 χ                θ              ύ              ς

     I èsous      C ristos      T héou     U ios        S ôter

     J ésus        C hrist       de Dieu    le Fils       S auveur

 

    Alors, n’en déplaise aux gastronomes piscivores ou aux sportifs de la pêche, les poissons de nos églises, livres liturgiques et autres ornements religieux ne sont pas là pour nous rappeler le métier des premiers disciples, mais bien pour désigner celui qui est venu nous repêcher du mal:


     Jésus Christ, le Fils de Dieu, notre Sauveur

 

    De sa part, ce fut un bon tour, un fameux «poisson d’avril» d’avoir pensé à ça !
 
    Aujourd'hui je pourrais peut-être moi aussi à ma façon faire courir le "poisson d'avril" en rendant comme Jésus des
"services secrets" (un peu comme la B.A. des scouts...), et bien malin qui saura si ça vient de moi !