Bienvenue aux rasoirs !

     Dans l'Occident, l'Église qui considère la tradition comme sacrée, a évolué. Elle a accepté assez facilement de ne plus attacher d'importance au fait de garder la barbe ou de la raser.
  • De nos jours, l'apparence défigurée des rasés est reconnue comme étant une beauté.
  • N'ayons pas de préjugés. Que les cheveux longs et la barbe au menton ou les têtes dénudées ne soient pas des signes extérieurs de la délinquance.
  • Une barbe fournie, les cheveux longs, n'ajoutent rien à  la valeur d'un homme pas plus qu'ils le diminuent.
  • Mes cheveux et ma barbe sont à  moi. Je les couperai comme je le voudrai, selon mon goût.
  • Mon voisin doit agir de même. "Des goûts et des couleurs, il ne faut pas discuter", affirme l'adage classique.

D'où les expressions courantes :

Faire la barbe à quelqu'un
    Cette expression provient d'un geste de dérision par quoi les vainqueurs au Moyen-Age avaient coutume d'insulter les vaincus, de les humilier en leur coupant la barbe.

Agir à la barbe de quelqu'un
    C'est agir en présence de quelqu'un, sous ses yeux comme pour le braver.

Rire dans sa barbe
    Rire intérieurement, secrètement, éprouver un sentiment de joie qu'on ne laisse pas paraître.

Faire la barbe à quelqu'un
    Obtenir un avantage sur lui, remporter une victoire.

Une vieille barbe
    Un homme âgé,  (ce peut être aussi une femme !) dont les idées ne sont plus du jour.

 Cette histoire a de la barbe
    Histoire qu'on entend raconter pour la centième fois.

Alors, au diable la barbe !