Un signe...

"La triste vérité, c'est que nos sociétés ont perdu le sens des limites. Le savoir-vivre ne veut plus rien dire. Le respect d'autrui ne veut plus rien dire. La tolérance ne veut plus rien dire. L'effort, le travail, la famille, tous ces pans de valeurs qui nous tenaient lieu de boussole sont balancés par dessus bord. Au nom de l'humour, on accepte les pires vulgarités.Qu'est-ce qui bientôt différenciera l'homme de la bête, quand on voit déjà tant de gens applaudir les aboyeurs?" - L. Gagnon

Ces quelques lignes parues en éditorial dans un quotidien laissent à réfléchir sur notre santé morale et mentale... Quand on sait que jadis les chutes des empires perse, grec et romain furent la conséquence de la dépravation des moeurs, il est facile de percevoir dans quelle direction désespérante nous évoluons. Et pourtant, l'espoir est permis comme au temps du peuple hébreux qui retournait constamment vers Baal malgré les promesses de Yahvé, car encore aujourd'hui des prophètes surgissent pour nous rappeler la présence d'un Dieu qui ne lâche pas sa brebis infidèle...

Oui, nous la reconnaissons bien, ce petit bout de femme qui sans tapage ni paparazzi a réussi à conquérir notre monde à coup de tendresse et de compassion pour tous les laissés-pour-compte de nos systèmes sophistiqués. Mieux qu'un thanatologue ou un spécialiste de soins palliatifs, elle a inventé les mouroirs. Je ne sais pas si ce terme existait avant elle, mais je sais que parmi les 60 mille personnes qu'elle a ainsi accueillies, la moitié en sont sorti bien vivantes. Il faudrait peut-être que nos spécialistes de la santé apprennent à tendre la main différemment de leurs bonnes habitudes et qu'enfin le coeur prenne sa place trop souvent occupée par la tête...

Mère Teresa, à peine partie tu suscites déjà des interrogations et même des critiques...
Bravo! Ton signe ne demeurera pas inutile, puisque tu commences à déranger...