Tête dure
- Du haut d'un arbre, un singe lança une noix de coco sur le crâne d'un passant.
- L'homme ramassa la noix de coco, en but le lait, en mangea la chair et de l'écorce se fit un bol.

J'avoue qu’il m'arrive rarement de recevoir une noix de coco sur la tête, mais pour les "tuiles" c'est plus fréquent. Pourtant la vie continue et ce qui me semblait insurmontable au départ ne tarde pas à devenir un vague souvenir que j'oublie ou encore dont je puise une leçon de sérénité.

Un savant psychologue a calculé que, dans le potentiel humain, 50% de nos énergies sont investies à regretter le passé, 30% sont paralysées par la crainte de l'avenir et qu'il ne reste qu'un mince 20% pour agir. On peut facilement comprendre que si la crainte de l'avenir, dont on ne sait même pas si on en verra le jour, était consacrée à bâtir le présent, on serait à forces égales pour mettre le passé à sa vraie place, c'est-à-dire dans le passé ! C'est là d'ailleurs une vieille sagesse chrétienne dont nous parlait un jour le Seigneur :

    "Regardez les oiseaux qui volent dans les airs : ils ne sèment ni ne moissonnent, ils n'amassent pas de récoltes dans des greniers, mais votre Père qui est au ciel les nourrit ! Ne valez-vous pas beaucoup plus que les oiseaux ? Qui d'entre vous parvient à prolonger un peu la durée de sa vie par le souci qu'il se fait ?”        (Mt 6, 26-27)

Quand je reçois un "coco" sur la tête, je m'arrange pour avoir "la tête dure" et quand je pense à demain, je me fie au Père éternel qui doit me prendre pour un drôle d'oiseau...