Jamais seul... ou presque!

       Phénomène étrange mais pas tellement surprenant, nos gens ont manifesté une générosité sans précédent à l'occasion des guignolées et autres campagnes de charité des fêtes que nous venons de traverser. Mais quelques jours plus tard, les banques alimentaires étaient redevenues presque vides et les sans-abri de nouveau solitaires. Notre B.A. de Noël accomplie, tout le monde redevenait "Gros-Jean comme devant"!

      Autre phénomène social troublant: l'opération "Nez rouge". Je veux croire que le renne au nez rouge accompagne seulement le père Noël, mais je ne vous apprendrai rien, n'en déplaise aux publicités de la SAQ et des compagnies de bière, que les nez rougis circulent à l'année longue sur nos routes en véritables dangers publics. Mais le temps des fêtes est fini et chacun s'en retourne à des "choses plus sérieuses".

      
        J'ai rencontré un jeune qui s'est retrouvé seul à l'occasion des fêtes. Pourtant, au coup de minuit du premier janvier, il a trouvé quelqu'un à qui souhaiter une "Bonne et heureuse année": un chien en escapade s'était réfugié sous la galerie de sa mansarde et lui "donnait la patte" affectueusement. Au fond, les bêtes sont peut-être "moins bête" qu'on le dit...

           Mes décorations des fêtes sont évidemment retournées dans leurs boites, comme mes élans de charités, mais en remisant mes CD de Noël jusqu'en décembre prochain, j'en ai conservé un dans le lecteur, idée de l'écouter de temps à autre, au risque de passer pour un cinglé...
C'est Noël
 chaque fois qu'on essuie une larme dans les yeux d'un enfant,
 
 C'est Noël
chaque fois qu'on arrête une guerre et qu'on ouvre ses mains,
 
 C'est Noël
 chaque fois qu'on force la misère à reculer plus loin,


 C'est Noël
  dans les yeux du malade qu'on visite sur son lit d'hôpital,


  C'est Noël
  dans les mains de celui qui partage aujourd'hui notre pain. 

C'est Noël sur la terre chaque jour
  Car Noël, pour nos frères c'est l'Amour...