Découverte sociale

       On connaît les diverses fêtes civiles marquant le déroulement d'une année, en passant par le premier de l'an, le lundi de Pâques, la fête des mères, la fête de la reine ou Dollard, la fête des pères, la Saint-Jean, la fête du Canada ou du déménagement, la fête du travail ou du non-travail, de l'Action de grâce, de la Journée de la femme, du Jour du souvenir, de Noël, et j'en oublie probablement. 
        Je passe sous silence les autres jours instaurés au gré de la fantaisie de promoteurs variés, tels la journée sans fumée, la journée de la lenteur, la journée sans télé, et toutes les autres!

       On vient de décréter qu'à l'avenir le dimanche suivant la fête du travail serait consacré à fêter les grands-parents.

             Enfin on pense à eux, puisque le tiers de la population fait parti de cette catégorie.

 
              Lucien Côté écrivait un texte des plus intéressant décrivant nos aînés à la retraite:

"J'accorderais la première place à l'amour. Car savoir vieillir, n'est-ce pas aussi savoir aimer?
  • Aimer, c'est aller vers l'autre sans qu'il ait besoin de solliciter ma présence, mon aide, mes talents, si modestes soient-ils.
  • Aimer, c'est aussi savoir demander. Reconnaître ma pauvreté, ma dépendance. Dire ma confiance en l'autre, étant assuré de sa bonté.
  • Aimer, c'est pouvoir pardonner, à moi-même et à l'autre. Mouvement du coeur le plus divin.
Enfin, prendre sa retraite, n'est-ce pas l'occasion de mieux se connaître soi-même et ainsi d'aller au bout de certains de ses rêves ? Un tel programme ne laisse guère de place à l'ennui et peut faire sa part à l'humour. "

        Interrogé sur le vieillissement, Paul Léautaud répondait: 

       "Je m'amuse à vieillir, c'est une occupation de tous les instants."


Amusons-nous à vieillir
ou
Vieillissons en nous amusant !