Trou d'eau

    Expression populaire pour désigner une flaque d'eau demeurant dans la rue ou sur le terrain après la pluie. 

  Le trou d'eau a un pouvoir extraordinaire de fascination chez les enfants. Pensons simplement à leurs jeux favoris à la fonte des neiges.


 
      Pourquoi parler de "trou d'eau" en plein mois d'août, alors que nous rêvons de soleil et de beau temps? Simplement parce que dans l'îlot où j'habite, huit propriétés sur neuf possèdent un trou d'eau appelé "piscine". Qu'il soit hors terre ou creusé dans le sol, ce trou d'eau exerce un pouvoir de fascination chez les grands enfants que sont les adultes. 
  Mais contrairement à leurs cadets, l'intérêt ne consiste pas à sauter dedans, mais plutôt à s'asseoir autour, un "drink" à la main, bien enrobé de crème solaire. De temps à autre, une petite "saucette" vient justifier l'investissement de ce bain extérieur qui, selon les statistiques, sert environ vingt-cinq jours par année.

      Quand je pense à une piscine, me viennent à l'idée tout le travail de son entretien, les chaises à replacer après un "party", les dépenses à la SAQ, le B.B.Q. et toutes les "grignoteries" nécessaires aux réceptions de mes amis estivaux que je ne reverrai d'ailleurs plus à l'arrivée des vrais trous d'eau de l'automne.
     L'autre jour, bien installé sur le bord de la piscine, je me suis assoupi et j'entendais sourdement, non plus le bruit du filtre à eau et les gargouillis de l'écumoire, mais celui d'une foreuse qui cherchait désespérément de l'eau dans le sous-sol de l'Éthiopie...
               
   Je ne sais pas trop pourquoi, mais ce fut la fin de ma séance de bronzage au bord de mon trou d'eau...