Nono

  Il ne faut vraiment pas être "très futé" pour donner un tel titre à une réflexion et je suis assuré que certain n'en liront que le titre, mais permettez du moins que je vous en donne la raison!

   Au soir de Pâques, Jésus ressuscité se montra à ses disciples et sa première salutation à leur endroit fut: "La paix soit avec vous" - Jn 20, 19.

   Un auteur anglophone commenta cette salutation dans une expression lapidaire:

"No Christ! No peace!"

    Les deux "no" m'ont conduit au dictionnaire des canadianismes où Larousse définit nono: "niais, imbécile, pas futé" et comme synonymes: "épais, balourd, naveau, niochon, quétaine, sans allure". On peut dire qu'il nous en donne pour notre argent!

   Sans aller jusqu'à affubler de tous ces qualificatifs ceux qui refusent la présence du Christ ressuscité dans leur vie, j'oserais affirmer qu'ils se privent bien volontairement d'une véritable paix intérieure qu'on trouve dans les valeurs d'un Dieu qui a donné sa vie pour renouveler la nôtre. À nous aussi il souhaite en ce temps de renaissance une paix profonde qui s'appuie sur son témoignage de résurrection. Le printemps n'est-il pas là pour en montrer une image vivante!

    Je reviens à mon auteur qui, avec ses deux "no", continua ainsi son commentaire:

"No Christ - No peace" - "Know Christ - Know Peace!"

    Pour les orientaux, le "Nô" est une forme de théâtre lyrique japonais combinant musique, danse et poésie". Pourquoi n'en serait-il pas ainsi "deux fois" dans ma vie:

"Dieu a tenu sa promesse à Abraham,
 Le Québec, c'est notre Canaan.
 Battez des mains, acclamez Dieu,
Tous les peuples chantez Dieu
en battant des mains."
Pierick Houdy - La Messe québécoise