Fleurs de mai
* L'esprit que l'on veut avoir
gâte souvent le peu que l'on a.* Je connais un homme tellement anxieux
qu'il craint de ne pas mourir.* Lorsque je suis avec un autre,
j'ouvre le journal du matin
aux colonnes de la bourse.
Cela paraît bien.* Pour communiquer,
l'homme était jadis esclave des distances.
Aujourd'hui il est esclave du cellulaire.* On a tous un grain de folie.
La différence est dans sa grosseur.* Ne pas m'attacher à Dieu comme à un dieu,
j'en ferais une idole.* Savoir reconnaître l'étincelle de vérité
dans les autres religions,
mais me convertir d'abord à la mienne.* Le professeur:
- Lorsque la glace fond, que reste-t-il?
Les élèves:
- De l'eau!
Le seul poète de la classe:
-Le printemps...* L'humour:
ce petit rire espiègle qui démasque l'idée qu'on se fait
des choses et de soi-même.* La poésie est le seul langage
qui nous introduit au silence de Dieu.* L'enfant regarde défiler les nuages
* Sortis des mains de Dieu, prions pour y retourner.
et pense que le ciel s'en va.
C'est la seule ambition valable qui nous reste.