Temps à donner ou à perdre ?

     "L'état, c'est moi", disait Louis XIV, mais depuis le Roi Soleil, nos sociétés ont découvert bien d'autres façons de diriger la "res publica", nom donné à la politique par nos ancêtres les romains. Dictature, socialisme, communisme, démocratie, que de trucs n'utilise-t-on pas pour supposément gérer le bien commun.

      Notre Église n'a pas échappé à l'évolution et nous sommes passés, non sans quelques heurts d'ailleurs, du "curé omniprésent" aux nombreux comités paroissiaux.

 
       Dans ses principes, le travail d'équipe est une richesse incontestable, lorsque chacun apporte sa petite lumière pour élaborer un agir collectif. Mais tout se gâte lorsqu'un membre veut faire adopter son idée personnelle à tout prix ; ce qui faisait dire à une bonne paroissienne:

          "La démocratie, c'est de la démon-crassie"...

         Le travail d'équipe demande humilité et patience.

         Humilité, car tu dois être prêt à voir ton point de vue se faire disloquer ou tout simplement ignorer.

         Patience, car tous les membres d'une équipe n'ont pas ta facilité d'expression, de synthèse et d'élocution. Comme disait si bien Churchill lors de la dernière grande guerre : "Un convoi prend toujours la vitesse du bateau le plus lent!"

        Trop souvent pourtant, nos réunions prouvent la justesse d'une boutade lancée un jour par un membre actif d'associations:

                  "Un comité est un groupe     
                             qui consigne les minutes
                  des heures perdues."