Drôleries sérieuses

   Je propose ordinairement des textes à teneur humoristique car je trouve intéressant de partir des drôleries de notre comportement pour en arriver à une réflexion plus profonde.
      Mais il m'arrive parfois de proposer des textes profondément sérieux qui ne semblent pas correspondre au style de G. Riz. Pourtant ce que nous qualifions de "choses sérieuses" ne le sont pas toujours aussi intensément que nous l'estimons. Pour notre réflexion, il faut savoir appliquer le principe du célèbre Maréchal Foch :

Prendre les choses simples au tragique...
Simplifier les choses tragiques...

    Le film "Les enfants de choeur" nous présente l'origine de la chorale de l'Accueil Bonneau de Montréal.
  Dans le feu d'une discussion sur la faim des plus démunis, un membre du groupe déclare : 

- "Ce n'est pas de ma faute s'il y a des gens qui crèvent de faim!"
-
ce qui est parfaitement vrai.

Mais il ajoute aussitôt :

- "Mais ça le deviendra si je n'y fais rien!"
-
ce qui est aussi parfaitement vrai.

       J'estime que nos "drôleries" sont parfois aussi profondes que nos "sérieuseries", tout dépendant de la façon de les entrevoir et de les vivre. 

      Il nous appartient de soulever l'écorce des événements pour en découvrir le fruit, et surtout de les mâchouiller lentement pour en tirer la saveur et la force vive.