Histoire de sexe

"Vous êtes tous(tes) convoqués(ées), adhérents(tes) engagés(ées) et convaincus(cues), à une rencontre spéciale des participants(es) anciens(nes) et actuels(les) de notre organisme, pour étudier la situation des parents(tes) monoparentaux(tales) face à l'éducation des jeunes démunis(es) marqués(ées) par la situation angoissante des adolescents(es) décrocheurs(euses) ou chômeurs(euses)..."



       Un jour, un ou une fonctionnaire illuminé(ée) décida, pour promouvoir l'égalité des sexes, de rédiger ses textes avec tout ce charabia de parenthèses féministes. Signalons en passant que Larousse définit la parenthèse: "Elément qui interrompt la continuité syntaxique d'un texte et apporte une information accessoire et secondaire".

      Enhardis(es) par une telle audace, plusieurs ministères gouvernementaux et centrales syndicales ont cru bon d'emboîter le pas et nous présentent régulièrement des textes illisibles, pour ne pas dire absurdes. Et dernière nouveauté dans le domaine, certains(nes) écrivent leurs textes au féminin en indiquant la forme masculine dans les parenthèses.

      Nous sommes les seuls(es) dans le monde de la francophonie à nous exprimer scripturairement de la sorte, en attendant probablement de nous exécuter verbalement. Et ce qui m'étonne le plus, c'est le silence complice de notre "Office de la langue française" devant de telles aberrations grammaticales. J'envie parfois nos concitoyens(nes) anglophones pour qui n'existe pas de distinction linguistique entre masculin et féminin; ou encore je souhaiterais revenir au bon vieux latin de l'antiquité qui possèdait un troisième genre, le "neutre" qui conviendrait bien à tous(tes) ces fanatiques sexistes.

   Et que penser des élucubrations désopilantes de ceux et celles qui ont voulu féminiser Dieu lui-même...?
     Je m'arrête, car je sens que je vais dérailler méchamment...      G. Riz(e)